Comment savoir si je m’égare… ou si j’explore ?
Choisir un cap plutôt qu’un objectif, c’est accepter les détours.
Encore faut-il savoir les reconnaître un détour exploratoire d’un changement de direction. Parce qu’un détour qui nourrit et une dérive qui éloigne se ressemblent beaucoup, vus de l’intérieur.
Pour un esprit perfectionniste c’est délicat. Si je ne vais pas en ligne droite, si je ne franchit pas les étape du chemin prévu je pense que je me disperse, je perds du temps, je n’arriverai nulle part…Chez les profils HPI, sensibles, multipotentiel, l’envie de tout explorer à la fois rend la question encore plus vive. J’avance ou pas ?
En coaching, je m’appuie sur trois repères simples pour repérer un optimaliste qui a un cap, avance meme en prenant des détours
Le premier, c’est l’énergie. Un détour fécond me nourrit. Une dérive me vide, souvent sans que je sache dire pourquoi.
Le deuxième, c’est ce que je ramène. D’un détour, je reviens avec quelque chose : une compétence, une rencontre, une clarté nouvelle. D’une dérive, je reviens surtout avec de la dispersion.
Le troisième, c’est le sens. Ce chemin, même sinueux, me rapproche-t-il de ce qui compte pour moi ? Ou l’ai-je pris pour éviter une étape inconfortable ?
Et si mes détours étaient précisément ce qui donne sa valeur à mon parcours ?
Mon cap n’exige pas que je marche droit. Il me demande seulement de lever les yeux de temps en temps, pour vérifier où je vais. Une fois par mois, je m’accorde ce rendez-vous avec moi-même : vers où j’avance ?
Quand ai-je levé les yeux pour la dernière fois, simplement pour vérifier ma direction ?
Nathalie Lourdel
@EAR École de coaching un Autre Regard
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