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Pleurer, c’est avoir confiance en soi !

par Nathalie LOURDEL | Juin 2, 2025 | Émotions

Pleurer c’est avoir confiance en soi

Pleurer implique un lâcher-prise et donc une forme de confiance en soi parce c’est un moment où je peux accepter d’être profondément vulnérable. Pleurer touche à 3 dimensions essentielles :  physiologique, émotionnel et social :

  1. Lâcher prise sur le contrôle

Pleurer, c’est laisser tomber le masque, arrêter de « tenir bon », relâcher la tension intérieure. Pour cela je dois cesser de contrôler mes émotions, mon image. Or, beaucoup de personnes associent le contrôle à la sécurité : lâcher prise, c’est accepter de ne plus tout maîtriser — ni ses larmes, ni ce qu’elles peuvent provoquer chez soi ou chez les autres.

  1. Confiance en soi

Pleurer suppose d’être en lien avec mes émotions et de m’autoriser à les ressentir pleinement. Cela nécessite une confiance intérieure : la certitude que je ne vais pas « me perdre » ou « me noyer » dans ma tristesse, ma douleur, ou même ma joie.

  1. Confiance en l’autre

Pleurer devant quelqu’un, c’est exposer ma vulnérabilité, mon humanité : « Je te montre une part de moi qui est fragile ». Cela implique la confiance que l’autre ne va pas juger, fuir, ou profiter de cette vulnérabilité. C’est aussi une confiance dans le fait que mes émotions ont une légitimité, qu’elles ne vont pas abimer ce que les autres pensent de moi.

  1. Reconnaître ses besoins

Pleurer, c’est aussi souvent reconnaître un besoin non satisfait : besoin de soutien, d’amour, de repos, de reconnaissance… Et cela demande du courage pour admettre que j’ai besoin de quelque chose ou de quelqu’un : un acte de confiance en soi et en la vie.

En somme, pleurer, c’est m’abandonner un instant à ce qui est là. C’est en réalité un acte de grande force intérieure : celle de se faire confiance dans la traversée de l’émotion, mais aussi de faire confiance aux autres pour m’accueillir tels que je suis.

Nathalie

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